Vincent Diderot

Filmer la réalité a toujours été un calvaire pour moi. Les films que j’ai tournés au départ ne partaient pas d’une idée ou d’un synopsis précis, mais d’un décor. A partir de là, un univers pouvait naître, reflétant la personnalité des acteurs.
Le problème de nos jours, c’est la surconsommation d’images que l’on subit. On perd l’essentiel de l’information, l’essence même de la créativité. Trop d’images tuent l’image.
Et c’est dans cette société que je suis né. Un monde où tout va vite, tout a une durée de vie éphémère. Epoque merveilleuse ou insensée ?
C’est pourquoi m’isoler du monde pendant deux ans dans une usine désaffectée a été la seule solution que j’ai trouvée pour essayer de me retrouver. Dans ce décor atypique j’ai pu réaliser « Louise » en 2005 et « Sirène » en 2007.
Tourner en intérieur, et pourvoir contrôler l’intégralité d’un film sans prendre en compte les désagréments extérieur est quelque chose qui m’a plu.  « La révélation » réalisé en 2008 fut donc tourné dans un atelier qui a été aménagé en studio pour l’occasion.
Ces trois courts métrages forment un triptyque, non liés par l’histoire, mais par l’évolution d’un univers personnel qui de film en film prend forme, avec en parallèle une évolution des techniques employée.
Avant de me permettre de détruire les codes d’un film et donc de m’approprier un genre, un style personnel, j’ai préféré réapprendre le cinéma à sa source.

Aujourd’hui je mets le court métrage de côté pour me consacrer à la création de clips. Ces clips seront pour moi un champ d’étude supplémentaire avant de m’attaquer à une réalisation de plus grande envergure.

réalisateur
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